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L’économie du scandale et de la rumeur : négocier avec ses acteurs

Posté il y a 1782 jours

Recette bien connue de la Classe Politique et du monde des Affaires, créer un scandale frontal ou par la diffusion d’une rumeur, sur twitter par exemple, est souvent utile. Entrer en conflit avec une marque connue ou une notoriété peut faire grimper une audience. On comprendra par exemple, toute l’utilité de cette action pour qui veut naître médiatiquement. Le scandale est avant tout une économie qui génère de la recette publicitaire ou un gain de notoriété. Il y a une récompense pour chacun. La victime, nous le verrons, n’est pas toujours innocente. En tout état de cause, quelle que soit la nature de la rémunération des acteurs (argent, notoriété, échange de service, publicité), il faut comprendre les rouages économiques et psychologiques qui provoquent et renforcent la diffusion de l’information scandaleuse, pour mieux la contrer.

Le scandale fait recette parce qu’il attise nos fantasmes de transgression des valeurs morales et sociales. En cela nous vivons la situation scandaleuse par procuration. Comprendre ce principe, l’accepter, c’est savoir lutter efficacement contre ses initiateurs.

Et puisque, dans le scandale, nous retrouvons une bonne part de notre irrationnel, qu’il concentre à ce point notre attention, il nous écarte parfois de la vérité pour finalement occulter une autre information potentiellement bien plus scandaleuse. Le scandale se diffuse vite, peut ne nécessiter qu’une médiocre préparation (il est si simple d’être choquant), voire aucune justification. Son coût est moindre. Il peut même être gratuit (dans tous les sens du terme). Il est plus facile de créer le scandale, que de développer une campagne où l’on s’assurera de ne provoquer personne. Forcément.

À terme, personne n’est infréquentable, tout est une question de pouvoir et de morale, deux perceptions extrêmement fluctuantes pour qui sait être patient. Les minorités actives l’ont parfaitement intégré. Ainsi, localiser un pouvoir médiatique important et l’utiliser de manière agressive : c’est devenir extrêmement voyant. Même si cela peut être incroyablement négatif pour elle : la minorité existe.

La publication d’informations scandaleuses, structurées pour déstabiliser un tiers lors d’une campagne de dénigrement, s’opère généralement dans une fenêtre favorable du calendrier, peu fournie en date d’évènements médiatiques, ou bien lors de la publication d’une autre information majeure (thèse, antithèse). Le mode de publication passe outre les règles déontologiques et les sujets communs où les détracteurs sont forcement attendus, rendant ainsi inefficaces les veilles logicielles et humaines classiques. Le parasitisme événementiel peut, aussi, être une stratégie.

Activer sa petite armée d’avocats reste dans la plupart des cas une action indispensable pour s’assurer d’une sérieuse limitation d’impact d’une campagne de dénigrement lancée contre vous et qui joue sur l’aspect scandaleux d’une information. Mais l’animation d’un fond judiciaire, seul, peut alimenter la polémique diffamante en l’attente d’une décision d’un tribunal, et en tout état de cause ne permet pas de réduire les symptômes d’une véritable crise médiatique. D’autant plus que la Presse connaît un réel intérêt à relayer une information scandaleuse, car elle peut apposer de la publicité face au contenu éditorial sulfureux destiné à une audience piégée par des motifs comportementaux basiques. Lorsque la réponse juridique face aux problèmes d’e-réputation ne suffit plus : il convient d’adopter d’autres solutions, afin que vos vils détracteurs n’occupent plus le devant de la scène. C’est ce que propose Hington Klarsey spécialiste du contredénigrement, qui tentera de diluer l’information négative, ou de résoudre le conflit qui vous occupe en passant directement un accord avec vos détracteurs.

La négociation de protocoles d’accord est, en effet, particulièrement efficiente dans le cas d’une crise médiatique ou dans l’étouffement d’un secret d’entreprise, y compris lorsqu’il s’agit d’agir auprès d’un grande quantité d’interlocuteurs. Ainsi, il sera approprié de maintenir une forte pression judiciaire, tout en négociant le retrait d’un contenu éditorial de manière plus discrète. Cette solution est d’ailleurs à privilégier aussi, par exemple, pour l’éditeur du contenu d’un site posant problème, car l’éditorial souffre moins d’une adaptation fine des propos, que d’une coupe grossière dans le fil de ses articles. Ne l’oublions pas, corriger pour longtemps l’attitude du détracteur reste la priorité plus que d’agir sur certaines de ses émanations.